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Les Katas

 LEUR HISTOIRE, LEUR RAISON D'ÊTRE ET LEURS VALEURS

Les Katas sont des suites de techniques pré arrangées, codifiées ; on les appelle des " Formes ". Certains Katas sont composés de techniques que l'on retrouve dans le Judo moderne alors que d'autres sont issus de l'ancêtre du Judo ; soit le Jujitsu et les nombreuses branches qui le composaient. Les Katas peuvent être pratiqués à tous âges et en tout temps.
Dans les Katas, il n'y a pas de place à l'initiative puisque les techniques sont codifiés. L'entraide est déterminante pour progresser dans la sincérité. Attention, entraide ne signifie pas que l'un des deux partenaires doit aider l'autre pour l'exécution d'une technique, mais plutôt que chacun à un rôle déterminant dans la recherche d'efficacité.
Tous les Katas suivent donc un ordre technique déterminé. Cet ordre est immuable. Même si les détails d'application peuvent varier, seul compte l'authenticité de l'action et la mise en évidence des principes.
Exécuté ainsi, le Kata est facteur de progrès dans sa pratique personnelle du Judo.
Ce sont des démonstrations de formes fondamentales du Judo traditionnel qui ont été codifiées par Maître Jigoro KANO.
Chaque Kata  illustre les différents aspect du Judo et garanti sa transmission de la même façon que Maître Jigoro KANO et les anciens maîtres le transmettaient autrefois.

 

 LES KATAS SONT DIVISES EN DEUX GROUPES

Le premier groupe est généralement appelé le groupe des " RANDORI NO KATA"

On y retrouve le :

 

" NAGE NO KATA " : Uke ne subit jamais passivement l'action de Tori, il est positif dans son attaque ou sa résistance et comme son partenaire, il est sincère dans ses intentions et dans ses actes. Techniquement, il met en évidence la construction d'une projection en Judo : déséquilibre, placement, projection, selon différentes opportunités d'attaques ou de déplacements. Il constitue une base d'étude fondamentale du Judo debout par la recherche de l'attitude, d'une dynamique d'exécution, de la maîtrise de la chute, de la concentration et de l'efficacité.

 

" KATAME NO KATA " : Il se distingue par la mise en évidence du principe de contrôle au sens large du terme. Car contrôler ce n'est pas seulement immobiliser, c'est aussi étrangler ou exercer une clé (luxation). Il se distingue par ailleurs par une forme particulière de déplacement. En effet, Tori et parfois Uke doivent se déplacer à genoux et prendre une position particulière dite "kamae" ou "Kyoshi no kamae". Kamae signifie, se préparer, se mettre en garde. Replacé dans le contexte du judo, la position kamae dénote la préparation avant chaque groupes ou forme de contrôles. Pour Tori, l'exercice consiste à démontrer la maîtrise des différents contrôles tout en ayant des réactions proportionnées aux actions d'Uke. La difficulté principale réside dans une exécution ni trop rapide, voire précipitée ou anticipée, ni en une exécution trop lente de la part de Tori. L'ensemble doit paraître énergique et tonique mais sans perte de contrôle ni anticipation.

 

" GONOSEN NO KATA " : Kata de contre prises sur attaques engagées. Ce Kata démontre la manière d'utiliser à son profit une attaque du partenaire. Les principes d'esquive et de reprise d'initiative sont mis en avant. Ce Kata n'est pas un Kata du Kodokan, mais de l'école Kyoto. Il sert de base des " KAESHI WAZA " (contres) et s'insert bien dans la catégorie des " RANDORI NO KATA ". Il est fort populaire en Europe où il a été introduit par les premiers maîtres japonais.

 


L'ensemble de ces trois Katas" est relié directement au Judo moderne et en représente les grands principes. Il faut toutefois regretter l'absence de techniques arrière dans le cas du " NAGE NO KATA " et que le " KATAME NO KATA " ne soit exécuté que du côté droit.


Le deuxième groupe est composé de Katas issus ou inspirés du Jujitsu et de ses composantes.

Ces Katas furent créés par Maître Jigoro KANO et ses premiers disciples. Il faut se souvenir que plusieurs parmi ceux-ci étaient des Jujitsukas expérimentés, convertis en judokas et fidèles disciples de Maître KANO.

Voici les principaux Katas" créés à cette époque :

 

 

Le " KIME NO KATA " qui fut adapté pour les judokas, mais inspiré des techniques du " DAITORYU AIKIJITSU ", une des plus anciennes écoles située au nord du Japon. Ce Kata se veut un Kata de techniques de défense ; une partie à genoux, illustrant bien la vie traditionnelle japonaise et une partie debout. Le Kime No Kata représente un combat de vie ou de mort, qui décide de la victoire ou de la défaite. Il permet de travailler les différentes formes d'esquive du corps, et de contrôles efficaces pour neutraliser l'attaque du partenaire ( à main nue ou armée d'un sabre, le katana ou d'un poignard, le tanto) au moyen de projections, clés ou d'étranglements. Il nécessite une prise de décision rapide et des réponses techniques justes, précises et définitives.

Imaginons deux samouraïs s'engageant dans un duel où l'un attaque et l'autre se défend. Ils sont tous les deux à la recherche d'une efficacité maximale dans un état de concentration extrême. Comme cela se passait sur les champs de batailles, l'assaut est sérieux, la tension mentale est grande, le respect entre les deux partenaires est bien présent.

 

Le " JU NO KATA ", qui fut créé en 1887 par Maître KANO dans le but d'apporter un élément de souplesse et de relaxation aux pratiquants. Aujourd'hui pratiqué par une majorité de judokas féminins, ce Kata a été conçu par des hommes. Il ne comprend aucune chute, ni saisie du judogi.Il permet d'étudier les principes d'équilibre et de déséquilibre, de reprise d'initiative, d'attaque et de défense, de céder à l'initiative de l'autre pour mieux le contrôler. L'exécution lente et fluide des mouvements, facilite la compréhension des techniques tout en montrant la permanence du contrôle et sa précision extrême.

 

Le " KODOKAN GOSHIN JITSU" est le plus récent Kata puisque créé en 1956 par les experts du Kodokan dont Maître KOTANI et Maître TOMIKI, qui était également un spécialiste de l'Aikijitsu ; c'est pourquoi la presque totalité des techniques qui le compose sont des techniques d'Aikijitsu. Ce Kata s'exécute entièrement debout et comprend des attaques sur saisies, coups de pieds et de poings ainsi que des attaques avec couteau, bâton et revolver. C'est un Kata très dynamique qui peut être une excellente base d'un programme d'autodéfense.

 

Deux autres Katas ont été créés pour la section féminine du Kodokan :

 

Le " "KIME SHIKI " qui est une adaptation du " KIME NO KATA "

Le "GOSHIN HO " qui lui est une adaptation du " KODOKAN GOSHIN JITSU ".


Ces Katas sont généralement précédés par une étude des déplacements du corps, TAI SABAKI, ainsi que le TENDO KURENSHU (Il s'agit des atémis de base, au nombre de 16, qui se pratiquent selon un ordre défini et qui en donne l'apparence d'un Kata, il n'est cependant pas considéré comme tel, mais entre dans la préparation préalable à la pratique des Katas précités).

Le " KOSHIKI NO KATA " est un Kata qui est issu de l'école Kito, une très ancienne école de Jujitsu dont Maître KANO détenait un diplôme. C'était son Kata favori. Ce Kata se présente généralement en armure de samouraï ; il est réservé aux hauts gradés et très peu pratiqué hors du Japon.

Apprendre un Kata est une chose relativement facile, mais connaître un Kata n'est que la première étape. Le but ultime est de le découvrir, de le comprendre ou d'en saisir la raison d'être, le message qu'il véhicule. Il faut d'abord l'assimiler puis le " sentir ", le " vivre ".

Tous les Katas débutent et se terminent par un salut quelque fois différent d'un Kata à l'autre mais ces saluts doivent être faits avec sincérité ; bâcler ce rituel est un manque de respect envers notre discipline. Les saluts ne doivent pas être une imitation, une copie, mais exprimer sincèrement le respect que nous portons à notre partenaire ou aux personnes à qui nous présentons le Kata.

Un Kata n'est ni une base, ni un Judo supérieur, c'est tout cela et même plus. Les Katas ne sont pas des éléments complémentaires au Judo mais une partie intégrante de celui-ci et tout particulièrement les Katas du groupe " RANDORI NO KATA ".

L'exécution d'un Kata ne doit jamais être fait mécaniquement, sans âme. Il ne doit pas être démonstratif, mais simplement vivant, logique, tout en démontrant des principes qui régissent le Judo afin que la pratique soit bénéfique et contribue à une certaine évolution et compréhension du Judo.

L'esthétique d'un Kata doit être le reflet de la sincérité, de la maîtrise de techniques spécifiques et d'une parfaite communion d'esprit des deux partenaires.

Les Katas sont à la disposition de ceux qui désirent élargir leurs connaissances dans la vaste sphère du Budo et tout particulièrement en Judo afin de perpétuer les richesses de notre discipline.

Les éléments ci-dessous sont les points particuliers à travers lesquels il est possible d'évaluer les progrès accomplis dans l'étude des Katas :

Le SHISEI : l'attitude

Le ZANSHI : la concentration, l'expression

Le KIME : la décision

Les TAI SABAKI : les déplacements

Les KUZUSHI : les déséquilibres

Le calme dans la décision

Le contrôle des actions

L'équilibre personnel

Le contrôle respiratoire

La compréhension du principe d'action réaction

L'application pratique des principes biomécaniques reliés aux techniques

L'aisance dans les divers " KUMI KATA " (saisies)

La maîtrise des chutes

La maîtrise des atémis (coups)

L'habileté, la précision et la rapidité (dans certains cas) lors de la manipulation des armes, tel le bokken ou le bokuto, le jo, le revolver, le tanto et finalement le katana.

 


En conclusion on pourrait dire que la pratique des Katas est une source intarissable pour ceux qui cherchent le perfectionnement dans la compréhension du Judo et de ses origines.


Mais les Katas sont indispensables pour le passage des Dan, voici les  7 Katas comportant une ou plusieurs séries de techniques à présenter pour l'obtention de ses Dan :

Pour le 1er Dan : Le NAGE NO KATA (la forme de projection) ou le GOSHIN JITSU NO KATA

Pour le 2ème Dan : Le NAGE NO KATA

Pour le 3ème Dan : Le KATAME NO KATA (la forme de contrôle) et le GOSHIN JITSU NO KATA (les formes de défense)

Pour le 4ème Dan : Le KIME NO KATA (les formes de décision) et le GONOSEN NO KATA (les formes de contres directs du Judo)

Pour le 5ème Dan : Le JUNO KATA (les formes de souplesse)

Pour le 6ème Dan : Le KOSHIKI NO KATA (la forme antique), plus deux autres Katas que sont l' ITSUTSU NO KATA (la forme des cinq principes) et le SEIRYOKU-ZENYO KOKUMIN-TAIIKU NO KATA (la forme du développement physique, un meilleur usage de l'énergie)

 

Le Kata.pdf

 

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Yannick.

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